01/04/2012

Jordan Tresson : "Je sais que c'est possible"

Tout d'abord, tes impressions sur le pilotage d'une LMP2 ?

C'est trés rapide. C'est assez impressionant au début, mais je m'y suis rapidement adapté. Le plus incroyable au début, c'est l'aéro et les freins carbone. J'étais assez dépaysé, venant du GT4. Il faut comprendre comment sa marche.

Est-ce que ça été un plus d'avoir fait des tests en F4 ?

La F4 a pas mal aidé. Déjà ca permet de s'habituer à une voiture qui est beaucoup plus légère qu'une GT et qui a un peu d'aéro. Ce qui apporte beaucoup, c'est le ressenti de la voiture. C'est comme un gros karting, et ca permet de prendre confiance au pilotage, ca se contrôle assez bien. Ca permet de bien s'habituer à freiner jusqu'au point de corde puis remettre de suite les gaz. Tout le contraire d'une GT.

Sebring ne s'est pas déroulé comme prévu, dans quel état d'esprit abordes-tu la tournée européenne ?

C'est pas l'idéal de commencer le championnat avec zéro points au compteur. Forcément, on veut gagner à Spa et au Mans et même tout le reste ! On va faire de notre mieux, on va continuer à travailler et on verra bien où on en sera.

On parle d'une mixité WEC-ELMS pour Spa et Silverstone. Ton point de vue sur le sujet ?

Plus il y a de voitures en piste, mieux c'est. C'est plus sympa quand on est dans la voiture et aussi pour les spectateurs. Le problème c'est pour la compréhension, la clarté de la course. C'est un gros soucis, on l'a bien vu à Sebring avec le mix WEC-ALMS. Mais d'un point de vue personnel, je trouve qu'avoir 40 voitures du WEC plus 20 de l'ELMS, c'est assez sympa.

Tu est le successeur de Lucas Ordonez, qui en a surpris plus d'un l'an passé. Sa réussite ne te met-elle pas une pression supplémentaire ?

Non. Ce n'est pas de la pression, mais au moins je sais que c'est possible. Je ne suis pas quelqu'un qui se met la pression, en général. Je me dis que s'il l'a fait, je peux le faire.

Toi, Ordonez ou encore Michelisz font partie de cette génération de pilotes venant des jeux vidéos. Quelles sont les principales difficultés du passage du virtuel au réel ?

La principale, c'est que dans un jeu vidéo, il n'y a que l'image qui bouge alors que dans la réalité, on bouge avec la voiture. On ressent ses sensations, on la sent réagir. Dans un jeu vidéo, si tu sors tu peux recommencer. C'est beaucoup moins évident en réalité.

17:36 Écrit par Blog-Endu dans Interview, WEC | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.