21/06/2012

LMP2 : Starworks fait le doublé !

La catégorie LMP2 aura été le théâtre d’une belle bataille, avec des positions qui ne cessaient d’évoluer au gré des ravitaillements. Starworks, TDS Racing, Pecom Racing, Oak Racing et Murphy Prototypes en auront été les principaux animateurs.

 

Commençons par le vainqueur, Starworks, qui réalise une sacrée saison ! Après la deuxième place aux 24 Heures de Daytona, la victoire LMP2 et la troisième place au général lors des 12 Heures de Sebring, voilà que le team américain vient de remporter Le Mans dès sa première participation ! Chapeau bas, il fallait le faire ! Dans les avant-postes lors du début de course, la voiture de Kimber-Smith – Potollichio-Dalziel n’a jamais fait d’erreurs et, en toute discrétion, a pris le commandement de la course durant la nuit pour ne plus le céder, en gardant une avance d’une bonne minute sur ses principaux concurrents… Avance qui augmenta encore un peu plus en fin de matinée. Copie parfaite donc pour cette équipe, dont Dalziel et Potollichio découvraient Le Mans et qui ont très bien vécu la pige de Sarrazin chez Toyota. Il est vrai qu’avec Kimber-Smith comme remplaçant, le team n’a que très peu perdu au change, d’autant plus que le britannique remporte la catégorie pour la deuxième année consécutive… Sa troisième victoire de catégorie au total.

 

Le TDS Racing by Thiriet découvrait aussi les 24 Heures. Pour se préparer au mieux, le team de Xavier Combet et Jacques Morello a engagé Christophe Tinseau. Galvanisé par sa victoire au Castellet, le team fût dans le coup durant la quasi-totalité de la course pour finalement échouer à la seconde place ! Le pilote qui s’est le plus distingué est sans nul doute Matthias Beche, le suisse ayant confirmé tout le bien que l’on pensait de lui.

 

Chez Pecom, confirmation de la belle prestation de 2011. Disposant alors d’une Lola-Judd, le team argentin occupait la quatrième place avant d’abandonner sur sortie de route durant la nuit. Cette année,  le team a changé de monture pour une Oreca-Nissan et s’est assuré les services de Soheil Ayari, qui en a assuré le développement. Le podium est amplement mérité et prouve la montée en puissance du team argentin.

 

Chez Oak Racing, la course aura débuté en fanfare avec un quintuple relais exceptionnel d’Olivier Pla ! Cette voiture pouvait légitimement prétendre à la victoire, mais le moteur Judd les a lâchés durant la nuit, récompensant mal ainsi les efforts d’Olivier Pla, Jacques Nicolet et Matthieu Lahaye, irréprochables, même si Nicolet souffre évidemment de la comparaison avec ses deux équipiers…

Dès lors, les espoirs du team reposaient sur la N°35 de Martin-Leinders – Heinnemier-Hansson qui était équipée d’un moteur Nissan !  Si Martin et Leinders étaient, comme attendu, très rapide, David Heinnemier-Hansson, le danois des USA, montrait une bonne vitesse de pointe en dépit de son statut de gentleman-driver ! Assurément une belle surprise de cette course. Malheureusement, une crevaison durant la nuit est venue mettre fin aux espoirs du clan Oak alors que la voiture occupait la tête. Elle termine à la 7ème place et peut nourrir quelques regrets.

 

Le Murphy Prototypes aura été un sérieux candidat à la victoire ! Il faut dire que l’équipage présentait bien des qualités, Warren Hughes et Jody Firth étant deux grands habitués alors que Brendon Hartley a fait preuve d’une belle faculté d’adaptation en étant rapidement dans le rythme. Finalement, une sortie de piste de ce dernier en fin de nuit entraînait l’abandon de la voiture. D’autant plus cruel que la sortie a eu lieu juste avant l’entrée de la pitlane et que le néo-zélandais a tout tenté pour pouvoir rentré aux stands, sans succés…

 

Côté déception, soulignons le team Signatech que l’on annonçait grand favori en début d’année. Privilégiant la préparation de la course durant les essais, le team de Philipe Sinault a bien failli pourtant réussir son coup ! Les deux voitures remontant sans sourciller dans la hiérarchie. Finalement, une sortie de piste d’Olivier Lombard dans la N°23 à Mulsanne vînt interrompre la remontée de cette voiture qui terminera 9ème. La N°26 était dans la même situation mais ici, ce sont des problèmes de fiabilité qui ont interrompu sa marche en avant, pour finalement passer le drapeau à damiers dans le Top 5 tout de même. Ajoutons que Nelson Panciatici a tout de même reçu le prix Jean Rondeau de meilleur rookie français !

 

Soulignons aussi la course totalement anonyme du Status GP, qui l’on attendait (à tort ?) à meilleure fête après sa belle performance lors de l’ELMS au Castellet. Déception aussi du Level 5 Motorsports qui a abandonné à cause d'une fuite d'huile...

21:00 Écrit par Blog-Endu dans WEC | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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