23/06/2012

Romain Dumas : "C'est un rêve pour moi..."

Tout d'abord, quel regard portez-vous sur vos 24H du Mans ?

Déçu...On etait trés bien en perforance pure, l'ambiance dans notre équipe était trés bonne, mais je fais une erreur au début puis Marc le dimanche matin; ma première sortie au Mans en course depuis 12 ans... Mais au mauvais moment.

Etait-ce votre dernière course pour Audi ?

Normalement, oui. En tous cas c'était l'idée en début d'année; Sebring, Spa, Le Mans.

Que retenez-vous de la prestation des Toyota ?

Très bien, très rapide, discret mais efficace. Je les voyais même en pole... Par contre leur vitesse en course m'a surpris.

Aprés les accidents de Rockenfeller et McNish l'an dernier, et celui de Davidson cette année, que pensez-vous que l'on puisse faire pour diminuer les risques au maximum ?

Ce sujet est tellement délicat que je préfère m'exprimer qu'à demi mots car c'est la troisième fois qu'on évite un drame... Peut-être doit-on attendre celui-ci pour que les choses changent??? En tous les cas c'est inacceptable de ne rien changer depuis plus d'un an et il faut comprendre que l'endurance des années 2000 est révolue. Maintenant c'est un sprint et l'amateur n'a plus sa place... Même si ca dérange certains ,ce sont toujours les mêmes qui causent les problèmes.
 
Quel est votre programme pour le reste de la saison ?
 
Pikes Peak, puis VLN, Petit Le Mans, et quelques rallyes.
 
Que pensez-vous du règlement 2014 ?
 
C'est bien de faire évoluer les voitures. Surtout sur la consomation car tôt ou tard on l'exploitera sur les voitures de tous les jours.
 
Justement, savez-vous déjà si vous serait dans le programme Porsche et pensez-vous qu'il y aura un affrontement Audi-Porsche ?
 
Moi chez Porsche... Why not? :-) Je na sais pas encore mais c'est un rêve pour moi.
Affrontement ? Je ne sais pas et je pense que sur cette planète, très peux de gens ont la réponse !
 
Pour terminer, comment voyez-vous l'avenir de l'endurance ?
 
Bien d'ici l'année prochaine avec deux constructeurs, faut de la bataille !
 
Un grand merci à Romain Dumas pour avoir pris le temps de répondre aux questions, et bonne chance pour Pikes Peak !

12:05 Écrit par Blog-Endu dans Interview | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/06/2012

Accident de Davidson, quelles conclusions ?

Cette année encore, un violent accident est venu secouer les 24 Heures du Mans, de nouveau impliquant un prototype et une Ferrari. Beaucoup pointent du doigt le pilote amateur Piergiuseppe Perrazzini. Certes c’est lui le fautif dans l’accident, mais est-ce seulement dû au fait qu’il est amateur ? Peut-être pas… Après avoir dit, dans un premier temps, qu’il s’agissait d’un simple fait de course, l’italien s’est ravisé par la suite, avouant être le responsable de l’accident. Il avait vu arriver Davidson mais n’a pas pensé qu’il arriverait si vite. Alors ? Perrazzini a beau être un gentleman-driver, il n’est pas sans expérience dans les courses mêlant GT et Protos. Les Ferrari sont désormais équipées de nouveaux rétroviseurs, qui semblent être vraiment utiles ce coup-ci mais la caméra arrière permet-elle de juger correctement la distance entre un attardé et son poursuivant ? Perrazzini a-t-il fait plus confiance en cette caméra et a, de ce fait, fait une erreur de jugement ? Il va sérieusement falloir travailler pour améliorer la sécurité au maximum pour la visibilité des GT et aussi être vraiment sévère sur la qualification de certains pilotes. Faisons confiance en l’ACO, bien consciente du problème. Si Perrazzini n’était pas ridicule, prenons l’exemple de Robert Kauffmann. Certes, il n’a pas fait parler de lui en course, que ce soit en bien ou en mal, mais il se situait encore à plus d’une dizaine de secondes de son propre équipier en course ! Est-ce bien digne du Mans ? Le Mans a besoin de gentlemen-driver mais pas de chicane mobile dangereuse… A revoir, au même titre que la visibilité dans toutes les voitures !

Un autre problème, le fait que Le Mans soit devenu un sprint… Les pilotes tentent le tout pour le tout afin de perdre le moins de temps possible et l’impression est qu’il y a une marge de sécurité moins importante lors du dépassement d’un attardé. Mais là, peut-on y faire quelque chose ?

21:06 Écrit par Blog-Endu dans WEC | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Deltawing : Du positif à retenir

Ce concept était tellement surprenant que l’on nourrissait quelques craintes. Mais le sérieux du team Highcroft et le soutien de Nissan ont rassuré… Surtout avec un trio Franchitti-Krumm-Motoyama des plus compétents !

L’objectif de la Deltawing était de venir s’immiscer dans le peloton des LMP2, mission accomplie donc ! Cette voiture, d’abord destinée à l’IndyCar, a réussi son baptême de la piste et le concept de l’allègement a prouvé ses valeurs. Alignant en moyenne des 3:42, 3:45, la voiture a tenu son rang et n’a été en rien une chicane mobile et la disposition des roues arrières n’a pas été un problème pour les trois pilotes qui ont su s’adapter.

Finalement, un contact entre la Toyota de Nakajima et la Deltawing, pilotée alors par Motoyama lors du restart a dû contraindre à l’abandon la voiture… Soulignons tout de même la détermination de Satoshi Motoyama. Le pilote japonais aura tenté, seul, pendant 1H30 de faire repartir la voiture, en vain… Preuve que les 24 Heures ont toujours un côté aventure encore aujourd’hui ! Motoyama a malgré tout du avoir un peu de baume au cœur sur le coup de 15H, en voyant son ex-équipier en SuperGT, Benoît Tréluyer ajouter une deuxième victoire dans la Sarthe à son palmarès !

Reste à savoir ce qu’il va advenir de cette Deltawing. Apparement, elle sera en ALMS l’an prochain. Il faut savoir que le propriétaire de l’ALMS, Don Panoz est impliqué dans le projet Deltawing, ce qui devrait donc faciliter les choses. En tout cas, on ne devrait pas la revoir au Mans, le 56ème stand pour l’an prochain étant déjà réservé à la Green GT.

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GTE : Une course de folie !

Tant en Pro qu’en Am, la course aura été animée, une habitude bien établie pour la catégorie GTE.

En Pro, l’Aston Martin V8 Vantage et la Corvette C6 N°74 se livraient une belle bataille en début de course… On se serait cru revenu au temps des GT1 ! Finalement, l’Aston Martin fût ralentie par des problèmes de freins et la course des Corvette a été pourrie par d’innombrables soucis de fiabilité. L’Aston terminera tout de même sur la troisième marche du podium et les Corvette finiront 4ème pour la N°73 et la N°74 fini non classée.  C’est une voie royale qui s’est ouverte aux Ferrari. La N°51 de chez AF Corse (Bruni-Fisichella-Vilander) et la N°59 du Luxury Racing (Makowiecki-Melo-Farnbacher). Mais des pépins mécaniques sont venus pertuber la Ferrari française dans la matinée, si bien que la N°51 n’a plus jamais été contrariée dans sa quête de la victoire. Victoire incroyable tout de même pour cette voiture, qui est sortie de la piste à la fin des essais libres et qui n’a pu faire qu’une poignée de tours lors de la fin des qualifications… Quant à l’autre Ferrari, la N°71 de Bertolini-Beretta-Cioci, elle n’a jamais pu jouer un rôle et termine 5ème après une course discrète.

 

Désastre chez Porsche avec un double abandon pour le Flying Lizards (Bergmeister-Long-Holzer) et Felbermayr (Lieb-Lietz-Henzler) sur d’inhabituels problèmes de fiabilité. Il est grand temps de passer à la 991 du côté de Porsche, la 997 RSR a fait son temps !

 

La catégorie Amateurs aura été la plus animée de la course, avec la victoire qui s’est jouée dans la dernière demi-heure ! La Corvette N°70 de Larbre Compétition (Canal-Bornhauser-Lamy) et la Porsche N°56 de chez IMSA Performance (Narac-Armindo-Pons) ne se sont pratiquement jamais laissées distancées l’une de l’autre durant toute la course mais c’est la Corvette qui a réussi à distancer la Porsche dans les dernières minutes, offrant ainsi une troisième victoire de catégorie d’affilée pour le team de Jack Lecomte ainsi que pour Julien Canal, qui n’a connu que la victoire depuis sa première participation au Mans en 2010 !

Le début de course avait été, ici aussi, très beau avec de sacrés pilotes au volant des voitures : Patrick Pilet dans la Porsche Flying Lizards, Sean Edwards dans la Porsche Prospeed, Pedro Lamy dans la Corvette Larbre, Nicolas Armindo dans la Porsche IMSA… Bref du beau monde, sans oublier les gentlemen-drivers ayant un bon coup de volant tels que Rui Aguas ou Gianluca Roda. Finalement, ce sont les deux voitures ayant le meilleur compromis pro-am qui ont fait le spectacle jusqu’au bout !

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LMP2 : Starworks fait le doublé !

La catégorie LMP2 aura été le théâtre d’une belle bataille, avec des positions qui ne cessaient d’évoluer au gré des ravitaillements. Starworks, TDS Racing, Pecom Racing, Oak Racing et Murphy Prototypes en auront été les principaux animateurs.

 

Commençons par le vainqueur, Starworks, qui réalise une sacrée saison ! Après la deuxième place aux 24 Heures de Daytona, la victoire LMP2 et la troisième place au général lors des 12 Heures de Sebring, voilà que le team américain vient de remporter Le Mans dès sa première participation ! Chapeau bas, il fallait le faire ! Dans les avant-postes lors du début de course, la voiture de Kimber-Smith – Potollichio-Dalziel n’a jamais fait d’erreurs et, en toute discrétion, a pris le commandement de la course durant la nuit pour ne plus le céder, en gardant une avance d’une bonne minute sur ses principaux concurrents… Avance qui augmenta encore un peu plus en fin de matinée. Copie parfaite donc pour cette équipe, dont Dalziel et Potollichio découvraient Le Mans et qui ont très bien vécu la pige de Sarrazin chez Toyota. Il est vrai qu’avec Kimber-Smith comme remplaçant, le team n’a que très peu perdu au change, d’autant plus que le britannique remporte la catégorie pour la deuxième année consécutive… Sa troisième victoire de catégorie au total.

 

Le TDS Racing by Thiriet découvrait aussi les 24 Heures. Pour se préparer au mieux, le team de Xavier Combet et Jacques Morello a engagé Christophe Tinseau. Galvanisé par sa victoire au Castellet, le team fût dans le coup durant la quasi-totalité de la course pour finalement échouer à la seconde place ! Le pilote qui s’est le plus distingué est sans nul doute Matthias Beche, le suisse ayant confirmé tout le bien que l’on pensait de lui.

 

Chez Pecom, confirmation de la belle prestation de 2011. Disposant alors d’une Lola-Judd, le team argentin occupait la quatrième place avant d’abandonner sur sortie de route durant la nuit. Cette année,  le team a changé de monture pour une Oreca-Nissan et s’est assuré les services de Soheil Ayari, qui en a assuré le développement. Le podium est amplement mérité et prouve la montée en puissance du team argentin.

 

Chez Oak Racing, la course aura débuté en fanfare avec un quintuple relais exceptionnel d’Olivier Pla ! Cette voiture pouvait légitimement prétendre à la victoire, mais le moteur Judd les a lâchés durant la nuit, récompensant mal ainsi les efforts d’Olivier Pla, Jacques Nicolet et Matthieu Lahaye, irréprochables, même si Nicolet souffre évidemment de la comparaison avec ses deux équipiers…

Dès lors, les espoirs du team reposaient sur la N°35 de Martin-Leinders – Heinnemier-Hansson qui était équipée d’un moteur Nissan !  Si Martin et Leinders étaient, comme attendu, très rapide, David Heinnemier-Hansson, le danois des USA, montrait une bonne vitesse de pointe en dépit de son statut de gentleman-driver ! Assurément une belle surprise de cette course. Malheureusement, une crevaison durant la nuit est venue mettre fin aux espoirs du clan Oak alors que la voiture occupait la tête. Elle termine à la 7ème place et peut nourrir quelques regrets.

 

Le Murphy Prototypes aura été un sérieux candidat à la victoire ! Il faut dire que l’équipage présentait bien des qualités, Warren Hughes et Jody Firth étant deux grands habitués alors que Brendon Hartley a fait preuve d’une belle faculté d’adaptation en étant rapidement dans le rythme. Finalement, une sortie de piste de ce dernier en fin de nuit entraînait l’abandon de la voiture. D’autant plus cruel que la sortie a eu lieu juste avant l’entrée de la pitlane et que le néo-zélandais a tout tenté pour pouvoir rentré aux stands, sans succés…

 

Côté déception, soulignons le team Signatech que l’on annonçait grand favori en début d’année. Privilégiant la préparation de la course durant les essais, le team de Philipe Sinault a bien failli pourtant réussir son coup ! Les deux voitures remontant sans sourciller dans la hiérarchie. Finalement, une sortie de piste d’Olivier Lombard dans la N°23 à Mulsanne vînt interrompre la remontée de cette voiture qui terminera 9ème. La N°26 était dans la même situation mais ici, ce sont des problèmes de fiabilité qui ont interrompu sa marche en avant, pour finalement passer le drapeau à damiers dans le Top 5 tout de même. Ajoutons que Nelson Panciatici a tout de même reçu le prix Jean Rondeau de meilleur rookie français !

 

Soulignons aussi la course totalement anonyme du Status GP, qui l’on attendait (à tort ?) à meilleure fête après sa belle performance lors de l’ELMS au Castellet. Déception aussi du Level 5 Motorsports qui a abandonné à cause d'une fuite d'huile...

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