16/09/2012

WEC Sao Paulo : Grande première pour Toyota !

Ca y est, c'est fait ! Il n'aura fallu attendre que trois courses pour que Toyota remporte sa première victoire ! Et avec quelle manière... Les Audi n'ont tout simplement rien pu faire pour empêcher cela. Déjà aux qualifications, la TS030 Hybrid a frappé fort avec Alexander Wurz en allant chercher la pole et mettre près de huit dixièmes au second, l'excellent Lucas Di Grassi qui découvrait l'endurance sur la R18 Ultra. Dés le départ, Nico Lapierre creusait un petit écart. A ce moment là, on se demandait si Audi n'assurait pas déjà car la Toyota consomme beaucoup plus que les allemandes. On l'avait déjà remarqué au Mans et à Silverstone, où la nippone avait dû s'arrêter une fois de plus que l'Audi. Mais plus la course avançait... Plus l'écart augmentait et Audi donnait de plus en plus l'impression de ne rien pouvoir faire. Et finalement, à un peu plus d'heure de la fin, la Toyota avait un tour d'avance sur les Audi. Au final, Wurz-Lapierre s'impose avec une minute d'avance sur la R18 E-Tron Quattro de Fässler-Lotterer-Tréluyer et une minute quatorze sur la R18 Ultra de Di Grassi-Kristensen-McNish... Même si le Safety Car n'a pas aidé l'Ultra, on voit mal comment il aurait été possible de l'emporter chez Audi. Mais comment expliquer cela ? Car il faut préciser que sur le circuit d'Interlagos, avec ses 670 mètres d'altitude, le moteur atmosphérique Toyota aurait dû être moins performant que le moteur Turbo diesel d'Audi... L'écart sur un tour n'est pas énorme, les trois voitures ayant tournées dans les 1:23 en essais. Une explication nous vient alors : les pneus ! On a vu que chez Audi on faisait des doubles relais et que vers la moitié du second, les performances s'effondraient d'un coup alors que chez Toyota on restait régulier. Un problème déjà vu l'an passé face à Peugeot pour les Audi... Quand on pense que cette R18 a pu faire un quintuple relais aux 24 Heures du Mans 2011, il y a de quoi se poser des questions !!! On sait sur quels domaines les deux constructeurs devront travailler cet hiver. Chez Audi, il faudra travailler sur les pneus et chez Toyota sur la consommation. Terminons par l'excellent boulot de Lucas Di Grassi qui a de suite était dans le rythme et était capable de revenir sur Lotterer en fin de course. Nul doute qu'Audi saura s'en souvenir pour la saison prochaine. En tout cas, ce serait une recrue de choix !

Chez les privés, encore une fois c'est l'épouvantail Rebellion qui s'impose avec une quatrième place au général pour la Lola-Toyota de Prost-Jani. On peut être un peu déçu des HPD, très performantes aux essais et un peu moins véloces en course. Belle cinquième place tout de même pour celle du Strakka Racing alors que celle de chez JRM a dû abandonner. Sixième place pour l'autre Lola-Toyota de chez Rebellion. Primat-Belicchi ayant livrés une belle bataille aux HPD et plus particulièrement à celle du Strakka Racing. Précisons que le Oak Racing reviendra pour les manches du Fuji et de Shangaï avec, désormais, un moteur HPD à la place du Judd... Un cocktail qui pourrait s'avérer détonant. C'est tout ce que l'on souhaite pour notre compatriote Bertrand Baguette qui sera sur cette voiture avec Dominik Kraihamer.

En LMP2, on aura eu droit à une véritable course par élimination. Déjà avant le départ, il y avait eu un contact dans le peloton qui endommageait l'Oreca-Nissan Signatech de Rusinov-Panciatici-Ragues. Et au deuxième virage, deux candidats au podium s'accrochaient : l'Oreca-Nissan PeCom Racing de Kaffer-Perez Companc-Minassian et la Morgan-Nissan de Pla-Lahaye-Nicolet qui de suite, perdaient toutes chances de victoires. Un accrochage qui en a provoqué un autre, avec la Ferrari 458 AF-Waltrip qui grimpait sur la Lola-Nissan du Gulf Racing. Enfin bref, départ mouvementé ! Très vite, Stéphane Sarrazin sur la HPD de chez Starworks prenait la poudre d'escampette... Et ce n'est que lorsque Vicente Potolicchio an a pris le volant que les autres ont eu l'espoir de venir chatouiller cette voiture. Car à part la Morgan-Nissan de Baguette-Kraihamer-Brundle (équipage très Pro-Am au passage...), personne n'a pu venir se battre un instant avec l'HPD américaine, nettement au dessus du lot, vous l'aurez compris.

Derrière, la bagarre aura été sympathique, surtout en début de course entre Franck Mailleux (Oreca-Nissan N°23), Vitantonio Liuzzi (Lola Lotus N°32) et Bertrand Baguette (Morgan-Nissan N°35). Mais au final, tout le monde aura eu son lot d'infortunes. L'Oreca-Nissan N°23 de chez Signatech pensait enfin vaincre le signe indien mais Jordan Tresson a perdu une roue dans son tour de sortie des stands. La Morgan-Nissan N°35 a stoppé net sa course en raison d'un problème moteur alors que la victoire était jouable et la Lola-Lotus N°32 a sombré une fois que Liuzzi a laissé le volant. L'Oreca-Nissan d'ADR-Delta était bien partie en étant deuxième en début de course mais a connu une cascade d'ennuis après un contact avec la Morgan-Nissan N°24 de Matthieu Lahaye.

Victoire logique donc pour l'HPD N°44 de chez Starworks (Sarrazin-Potolicchio-Dalziel) alors que sur le podium on retrouve... l'Oreca-Nissan N°49 PeCom et la Morgan-Nissan N°35 Oak, soit les deux voitures qui se sont accrochées au premier tour ! Signalons l'excellente performance d'Oliver Pla, de nouveau auteur d'un relais d'anthologie.

Côté GTE, c'est la Ferrari 458 N°51 AF Corse (Fisichella-Bruni) qui s'est imposée, non sans avoir dû batailler fermer avec l'Aston Martin V8 Vantage N°97 (Mücke-Turner) en début de course. Quand à la Porsche GT3 RSR N°77 Felbermayr (Lieb-Lietz) et la Ferrari 458 N°71 AF Corse (Bertolini-Beretta), elles terminent troisièmes et quatrièmes mais n'ont pas du tout joué un rôle dans la course. En tout cas, quatre voitures pour cette catégorie c'est vraiment peu et on espère que plusieurs constructeurs vont arriver dans un avenir proche ! McLaren pourrait arriver l'an prochain, alors que des rumeurs annoncent Audi et BMW également...

Pour finir, en GT-Am, victoire sur tapis vert pour la Porsche GT3 RSR N°88 Felbermayr (Ried-Roda-Ruberti). En effet, la Corvette C6 N°50 de chez Larbre Competition (Bornhauser-Canal-Rees) a été déclassée car la hauteur de caisse n'était pas conforme. C'est la deuxième fois d'affilée après Silverstone... C'est donc l'autre Corvette de chez Larbre (Belloc-Gibon-Bourret) qui termine deuxième et la Ferrari 458 AF-Waltrip termine troisième avec l'équipage 100% brésilien Bernoldi-Negrao-Longo.

18:48 Écrit par Blog-Endu dans WEC | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/09/2012

L'endurance US change de visage

Aujourd'hui, l'endurance aux USA est bien présente grâce à deux championnats. D'un côté l'ALMS qui tire sa force par la présence de deux courses légendaires dans son calendrier, Sebring et Petit Le Mans, et de ses liens avec Le Mans. De l'autre côté il y a le Grand-Am dont les 24 Heures de Daytona font partie du calendrier et dont les Daytona Prototype et GT sont à un coût bien moindrs que ne le sont les LMP et GTE. En 2014, ces deux championnats ne feront plus qu'un !

Actuellement c'est encore assez flou au niveau du règlement mais d'après les premières tendances, on aura les LMP2 et DP pour jouer la gagne. Les Daytona Prototype auront alors une sérieuse cure de vitamines ! Côté GT, les GTE et Rolex GT feront surement cause commune. Dés lors, pourquoi ne pas garder le système GT-Pro et GT-Am avec les GTE pour les "Pro" et les Rolex GT, moins puissantes, pour les "Am" ? Exit donc les LMP1, qui ne font pas recette en ALMS de toutes manières.

Les organisateurs collaboreront avec l'ACO pour ce championnat. Ce qui est logique étant donné que les LMP2 et GTE seront acceptées...

Félicitons les organisateurs des deux championnats pour avoir franchi le cap ! En temps de crise, une pareille association est évidemment bienvenue et cette réunification aura aussi pour effet une meilleure visibilité pour l'endurance aux USA. Et puis, imaginez un peu le calendrier... 24 Heures de Daytona, 12 Heures de Sebring, 1000 Miles de Road Atlanta (qu'il ne faudra probablement plus appeler Petit Le Mans) et aussi 6 Heures de Watkins-Glen, 4 Heures de Road America, 6 Heures de Laguna Seca... Permettez moi l'expression, mais quelle gueule ça aurait !!! Malgré tout, ne plus voir de LMP1 à Sebring et Road Atlanta fera quand même bizarre la première fois. Souhaitons à l'ACO que le WEC ne se casse pas la figure car, s'ils gardent un lien avec la série, il ne sera pas aussi fort que lors de l'époque ALMS. Je vous laisse imaginer la catastrophe si le WEC n'arrive pas à prendre son véritable envol... Il n'y aura plus que Le Mans pour sauver le navire. Et le contexte économique actuel ne permet sans doute pas un retour à ce que se faisait milieu des années 90 où il n'y avait pas d'ALMS ou ELMS mais seulement les 24 Heures... En tous cas, les américains ont compris que la meilleure chose à faire était de créer quelque chose 100% US. Ne dit-on pas que la chance sourit aux audacieux ?

16:07 Écrit par Blog-Endu dans Autres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |