02/04/2012

ELMS Le Castellet : Analyse de la course

Avec 21 voitures au départ, il y avait bien de quoi se demander si cette course n'était pas un vulgaire poisson d'avril ! Mais pourtant le spectacle vu en piste aura été beau. Preuve que le LMP2 sera une catégorie trés intéressante à suivre que ce soit en WEC ou en ELMS.

La course aura été disputée avec deux petites surprises pour débuter. Premièrement, la bonne, Status GP ! On aurait pas su prédire de quelle manière ce team pouvait évoluer, il vient du GP3 et les trois pilotes sont issus de la monoplace et débutaient en Prototypes. Yelmer Buurman ayant été vu en A1 GP et GP2, Dean Stirling en F2 et Alexander Sims en F3, bref c'était l'inconnue même s'il faut préciser que Buurman avait été trés bon lors de sa pige en GT1 l'an dernier. Et dés le début de course, Buurman prend la tête et la gardera jusqu'au premier pit-stop ! S'il fut distancé un moment avec les stratégies décalées, son rythme était impressionant, car identique à ceux de Beche ou Kimber-Smith. Malheureusement, Dean Stirling n'était pas à la hauteur et perdait plusieurs secondes au tour. Dommage car le relais final d'Alexander Sims était du même calibre que celui de Buurman. Le team est tout de même récompensé par une 3ème place finale bien méritée ! On a connu des débuts moins évidents !

L'autre petite surprise vient du Sébastien Loeb Racing. Passons sur la présence non prévue de l'alsacien, qui a été "facilitée" par son abandon au rallye du Portugal. La performance est à souligner car si beaucoup prévoyaient que cette auto allait se balader avec Minassian et Sarrazin au volant, la réalité est beaucoup plus compliquée. Premièrement, le team a reçu la voiture il y a quelques jours à peine. Deuxièmement, le team est débutant et doit encore se roder. Voila qui expliquait que Sarrazin n'avait fait que le 7ème temps aux qualifs. Aprés un début de course timide, la voiture montera en puissance tout au long de la course pour finir à une belle deuxième place ! Voila qui promet, même s'il faut préciser que cet équipage ne représente pas trop la philosophie du LMP2 car si Marroc est un pilote silver, il faut tout de même rappeler qu'il a roulé en F3 et même fait une course en GP2... Je crois qu'il ne faut rien préciser pour Sarrazin et Minassian...

Les deux favoris, TDS Racing by Thiriet et Greaves Motorsport se seront bien bataillés au gré de stratégie décalée durant une bonne partie de la course ! Alors qu'il était difficile de prévoir qui allait être le plus malin, Greaves y a mis du sien à un peu plus d'une heure et demie de la fin. Brundle endommageait son capot avant et devait rentrer au stand. Quelques minutes aprés le team se prenait deux minutes de Stop & Go parce qu'un mécano avant commencé à réparer la voiture trop tôt... Le team chutait à la 4ème place et se voyait privé de podium mais limite les dégâts et prends des points précieux dans la course au titre. Cela étant, le team a été égal à lui même, les perfs en piste sont dans la lignée de 2011 et Alex Brundle semble s'être trés bien adapté.

Aprés cela, TDS Racing n'avait plus qu'à gérer ! Rien, si ce n'est un changement de capot à 10 minutes de la fin, n'allait venir perturber la fin de course et le duo Beche-Thiriet, auteur d'un quasi sans-faute s'en allait cueillir une victoire amplement méritée ! Ce team continue sa montée en puissance et est appelé à devenir une référence en LMP2 dans un avenir proche ! Ils ont tellement été bons dans leur sujet qu'il n'y a pas grand chose d'autre à dire.

Côté déception, on peut citer le Pecom Racing qui, aprés un début de course aux alentours du Top 5 a du s'arrêter au box. On a pu remarquer que Gimmi Bruni, qui remplacait Ayari, n'a pas eu trop de difficultés à s'adapter au pilotage d'une LMP2 avec un rythme similaire aux meilleurs. Mais la plus grosse déception vient de chez Oak Racing qui n'a semblé en forme qu'en fin de course avec Guillaume Moreau qui parvenait à faire le deuxième meilleur tour en course. La voiture aura été un cran en dessous durant une bonne partie de la course... Surprenant. Quand au Boutsen Ginion, la voiture aura roulé à peine moins d'une heure et Sébastien Buemi n'aura même pas eu l'occasion d'en prendre le volant en course...

Signalons aussi que le team Jota avec Hancock-Dolan était loin d'être ridicule avant son accrochage avec l'Aston Martin Vantage. Une petite surprise d'ici la fin de saison ? Pas impossible.

En GT, la Ferrari JMB de Melo-Frezza et celle du JMW de Cocker-Walker étaient distancées durant une majeure partie de l'épreuve d'une trentaine de secondes. Si le JMB eût longtemps l'avantage, la victoire est finalement revenue à celle du JMW, qui a réussi à s'arrêter une fois de moins ! Retour gagnant donc pour le jeune britannique Jonny Cocker, que l'on avait plus vu depuis que le Drayson Racing s'est détourné de l'endurance pour l'électrique ! Le meilleur, c'est qu'il n'a rien perdu de son coup de volant. En GT-Am, on a eu droit à un duel Porsche entre Prospeed et IMSA. Prospeed l'a emporté avec Goossens-Soulet, un équipage qui n'a d'amateur que le nom ! Si sur l'IMSA qui termine 2ème de la catégorie, Anthony Pons fut loin d'être ridicule, il n'y a aucun doute sur le fait que si Armindo et Narac s'étaient retrouvés seuls sur la voiture, ils auraient donné plus de fil à retordre à Prospeed !

02:58 Écrit par Blog-Endu dans ELMS | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |